Extrait des théories superficielles

Poèmes

Écrit á Kirkjubaejarklaustur et Reykjavik entre 2001 et 2003

Le refrain de son nom

(Poême envoyé à Chris Laure – Reçu le 11/12)

J'ai trouvé Baby Moon

Accoudé au comptoir,

Diluant son cafard

Dans un verre d'Aqua Noon.

C'est le treizième saloon

Qui nettoie ton écume,

Tu sais bien qu'on naît clown

Sous le poids d' une enclume.

Le refrain de son nom,

ne sauvera pas la chanson.

Sa beauté s'est glissée

Dans tes yeux, en transfert.

Elle poussait dans les airs

Sur un câble d'acier

Le refrain de son nom,

ne sauvera pas la chanson.

On n'arrache jamais

Une fleur sans pétale

Et ton vol sans elle

A déjà commencé

Le refrain de son nom,

ne sauvera pas la chanson.

Sans toit

(Poême trouvé rue des Erables – 15/01)

Je suis vide sans toi,

Une vieille poubelle,

De débarras

A la rigueur,

Un chat

De gouttière

Errant.

De poubelle en poubelle.

Sans histoire,

Sans regard

Que le son de la nuit

Emplie du crie

Des chiens

Du voisin.

Le son de mes pas sur les toits

Quelques notes neutres

Quelques gouttes de soie

S'écoulant vers le centre

Des maisons que je côtoie

Les matins où je rentre

Trempé de nuit et de froid.

Je suis vide sans toi

Un ténor sans sa voix,

Un bateau sans son mât

Qu'importe le choix :

Le roi sans sa reine

Est égale

Au chat sans son toit

Mes plans

Poême trouvé rue des Erables –15/01

Cool, je m'écroule

Devant, la foule,

Renvoie, sa houle

J'entends, saoul

Mon inconscient

Tremblant

Sous les penchants

De tes semblants.

Cool, je quitte

La partie, excite

Mes rêves de fuite

Dans tes bras à nouveau ouverts

Dans tes naufrages tes mers

Tes navires tes revers

Classe

Ta trace

Toujours

En place

Tu classes

Mes plans

Par ordre

Croissant.

Babylo Flight

(Baby moon est parti sans prévenir personne - poême trouvé sur sa table)


Baby Moon embarque ce soir dans le premier babylo flight pour Uranus,

Il emporte avec lui un stylo plume et un dessin du corps de Lola puce,

Un croquis encré des courbes de sa mini-venus

Et ce soir, dans sa tête, il entend chanter l’angélus.

Normal Baby Moon t’en veux toujours plus.

Un jours on connaîtra ton nom même en russe,

On affichera ta photo dans les babylo bus,

On entendra ta voix sur l'album « Baby Moon Versus »

Dans la tête de Baby Moon, il y a la photo du corps de Lola Puce,

Sur les lèvres de Baby Moon, il y a le goût de la peau de Lola Puce

Le goût sucré d’un bonbon que l’ on suce,

Des heures et des heures et qui pour les poux se transforme en cactus.

Normal Baby Moon, on t’avais dis motus

Pas un mots, relax, reste cool, bois ton whisky juice,

Et laisse tomber ta Lola Puce,

Mais toi tu t’en fou, tu t’envole pour Uranus.

Sans toit

(Poême trouvé rue des Erables –15/01)

Je suis vide sans toi,

Une vieille poubelle,

De débarras

A la rigueur,

Un chat

De gouttière

Errant.

De poubelle en poubelle.

Sans histoire,

Sans regard

Que le son de la nuit

Emplie du crie

Des chiens

Du voisin.

Le son de mes pas sur les toits

Quelques notes neutres

Quelques gouttes de soie

S’écoulant vers le centre

Des maisons que je côtoie

Les matins où je rentre

Trempé de nuit et de froid.

Je suis vide sans toi

i

Un ténor sans sa voix,

Un bateau sans son mât

Qu´importe le choix :

Le roi sans sa reine

Est égale

Au chat sans son toit

L’hivers

(Poême trouvé rue des Erables –15/01)

Une plume

Glisse sur la soie du silence

Penses

A moi.

Un étang

Contemple le vol

D´une plume chutant

Sans voix

Un nuage d'acide

Pense ses première gouttes

S'écrasant sur la voûte

Liquide

Un oiseau

Trace

Un horizon

De glace

L´hivers

Flaire le printemps

Précoce et volant

L´hivers

N´est qu´un frère du vent

Le printemps, l´amant

Chantant, tournant

Au grès

Des vents.

Mon axe.

(Poême envoyé à Chris Laure – Reçu le 05/03)

Je choisis mon axe,

Centre, traveling parallaxe

Je suis au cœur

d’un pays,

au cœur,

d’un pays

Et décrits du regards

Les frontières et remparts

De mon nouveau territoire.

La plaine est peuplé

De radeaux filtrés

Dérivant sur des lacs

Blancs, marbrés,

Des géants

Créent des courants d’air ascendants.

Un rayon de lumière

S’échoue sur ton visage,

Éclaire éphémère

Qui dans mes entrailles

Tremble, ouvrant des failles,

Dans lesquelles tu t’engouffres.

Je sens l’odeur du souffre,

Des réactions lacrymales

Qui retiennent l’armé

Tribale, prête à fondre

Masse sombre

En courant, escaladant les sommets

De tes hanches, de ton ventre, de tes seins,

Parvenant au bout du chemin

A ton oreille et murmurer

Quelques mots dans un language

Étrange

Préhistorique

Qui serait la musique

De ce regard

De cette seconde angélique

Où, le miroir

Collé au mur,

Renvoyait une image, une chanson :

Toi et moi.